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Faiblesse des pattes arrière chez le chien : causes et que faire ?

Faiblesse des pattes arrière chez le chien : causes et que faire ?

Votre chien a du mal à se relever, semble moins stable lorsqu’il marche ou ses pattes se dérobent ? Une faiblesse des membres postérieurs peut apparaître progressivement ou, au contraire, de manière brutale. Elle peut avoir différentes causes : une affection articulaire, une atteinte de la colonne vertébrale, une diminution de la masse musculaire ou encore certaines maladies neurologiques par exemple. Ces difficultés ne doivent pas être considérées comme une conséquence normale du vieillissement. Si votre chien présente une modification de sa démarche ou de sa mobilité, une consultation chez le vétérinaire permet d’identifier l’origine du problème et de proposer une prise en charge adaptée.

Faiblesse des pattes arrière chez le chien : causes et que faire ?Publié le 14 septembre 2026

Comment reconnaître une faiblesse des pattes chez le chien ?

Les premiers signes ne sont pas toujours spectaculaires. Vous pouvez remarquer une difficulté à se lever, notamment après une période de repos, ou observer que votre chien hésite davantage avant de sauter, de monter dans une voiture ou de monter les escaliers. D’autres signes peuvent apparaître :

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  • Une démarche instable ;
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  • Des pattes qui se croisent ou se dérobent ;
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  • Une diminution de l’activité physique ;
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  • Des difficultés dans les escaliers ;
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  • Une usure anormale des griffes ;
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  • Une perte de muscles au niveau des membres postérieurs ;
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  • Une gêne lors de certains mouvements ;
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  • Une incapacité partielle ou complète à utiliser les pattes arrière.

Certains chiens peuvent également avoir des difficultés à maintenir une position debout stable. Ces manifestations peuvent être très différentes d’un chien à l’autre. Leur apparition brutale ou leur aggravation rapide doit particulièrement attirer votre attention.

Quelles sont les causes d’une faiblesse des membres postérieurs ?

De nombreuses affections peuvent entraîner une faiblesse des membres. Parmi les causes possibles figurent des troubles articulaires, musculaires, orthopédiques ou neurologiques. Un examen vétérinaire est nécessaire pour comprendre l’origine des symptômes et déterminer les soins appropriés.

L’arthrose et les troubles articulaires

L’arthrose chez le chien est une affection articulaire chronique pouvant provoquer raideur et réduction de la mobilité. Elle peut notamment rendre les changements de position plus difficiles après une période de repos et modifier les appuis sur les pattes. Lorsque le chien réduit son activité, ses muscles sont moins sollicités. Une diminution progressive de la masse musculaire peut alors accentuer les difficultés locomotrices et diminuer la stabilité des membres postérieurs. Selon la situation, la prise en charge peut associer contrôle du poids, activité physique adaptée, rééducation fonctionnelle et traitements destinés à soulager la douleur. Des anti-inflammatoires peuvent être prescrits par le vétérinaire lorsqu’ils sont indiqués.

Les hernies discales

Entre les vertèbres se trouvent des structures qui participent notamment à la mobilité et à l’amortissement des contraintes exercées sur la colonne. Lorsqu’un disque intervertébral se détériore et que du matériel discal se déplace, il peut exercer une pression sur les structures nerveuses. Certaines hernies discales peuvent ainsi provoquer une démarche anormale, une faiblesse des pattes arrière et, dans les formes les plus sévères, une paralysie des pattes. La gravité de l’affection et/ou la nécessité d’une intervention chirurgicale dépend notamment de la localisation et de l’importance de l’atteinte neurologique. Une paralysie ou une apparition brutale des symptômes nécessite une consultation en urgence.

La sténose lombosacrée

La sténose lombosacrée correspond à un rétrécissement au niveau de la jonction entre les vertèbres lombaires et le sacrum. Ce phénomène peut entraîner une compression des structures nerveuses et provoquer des douleurs, une faiblesse ou des difficultés locomotrices. Le chien peut hésiter à sauter, présenter une gêne dans le bas du dos ou avoir davantage de mal à coordonner ses membres. Certaines atteintes peuvent également modifier ses appuis.

La myélopathie dégénérative

La myélopathie dégénérative est une affection progressive de la moelle épinière observée principalement chez des chiens d’âge moyen à âgés. Plusieurs races présentent une prédisposition, notamment le Berger Allemand, le Boxer, le Welsh Corgi Pembroke ou encore le Bouvier Bernois. Au début, le chien peut présenter une démarche anormale, manquer de coordination ou traîner légèrement ses pattes. L’atteinte progresse généralement au fil du temps et peut conduire à une perte importante de mobilité, voire à une paralysie des membres postérieurs. Il n’existe pas un signe unique permettant de confirmer cette affection à la maison. Le diagnostic nécessite une démarche médicale permettant notamment d’écarter d’autres causes susceptibles de provoquer des symptômes similaires.

Pourquoi les chiens âgés peuvent-ils présenter une faiblesse des membres postérieurs ?

Une faiblesse des membres postérieurs est fréquemment remarquée chez les chiens âgés, mais elle ne doit pas être simplement attribuée à l’âge. Avec le vieillissement, une diminution de la masse musculaire peut survenir, tandis que certaines affections articulaires, orthopédiques ou neurologiques deviennent plus fréquentes. Un chien senior peut alors se relever plus lentement, perdre en endurance ou rencontrer plus de difficultés à prendre appui sur ses pattes. Une baisse d’activité peut également entretenir le problème. Maintenir une activité adaptée à ses capacités peut contribuer à améliorer sa mobilité, entretenir ses muscles et préserver sa qualité de vie, sans lui imposer d’efforts excessifs. Toute modification récente de la démarche d’un chien âgé mérite un avis du vétérinaire afin de rechercher les causes possibles plutôt que de considérer ces changements comme une évolution inévitable liée à l’âge.

Comment déterminer l’origine d’une faiblesse des membres ?

L’équipe vétérinaire commence par recueillir différentes informations : depuis quand les difficultés sont-elles présentes ? Sont-elles apparues brutalement ? Le chien arrive-t-il encore à se relever et à marcher ? Les symptômes évoluent-ils ? Un examen clinique, orthopédique et/ou neurologique permet ensuite au vétérinaire d’évaluer notamment la démarche, les réflexes, la sensibilité et la mobilité articulaire. Selon les résultats, des examens complémentaires peuvent être proposés : radiographies, scanner ou IRM notamment. Un bilan sanguin peut également être indiqué afin d’évaluer l’état général de l’animal ou de rechercher certaines anomalies. Les vétérinaires choisissent les examens en fonction des symptômes observés et des hypothèses envisagées.

Que faire si mon chien ne tient soudainement plus sur ses pattes ?

Une paralysie soudaine, une incapacité à se relever ou une perte brutale de l’utilisation des pattes nécessite une prise en charge en urgence. Certaines atteintes de la colonne vertébrale peuvent évoluer rapidement. Par exemple, une lésion peut comprimer la moelle épinière et entraîner des déficits neurologiques importants. Plus généralement, un chien brutalement paralysé du train arrière doit être examiné sans attendre afin d’en déterminer la cause. Évitez de forcer votre chien à marcher. Limitez ses déplacements et manipulez-le avec précaution jusqu’à sa prise en charge par un vétérinaire. Attention, votre animal peut présenter des douleurs très violentes et peut parfois pincer ou mordre, même lorsque cela ne fait pas partie de ses habitudes.

Quels traitements pour un chien qui présente une faiblesse des pattes ?

Le traitement dépend entièrement de l’affection identifiée et de sa gravité. Un trouble articulaire ne nécessite pas la même approche qu’une atteinte neurologique ou qu’une hernie discale sévère. La prise en charge peut comprendre des médicaments, une activité physique contrôlée, une gestion du poids, de la physiothérapie ou de la rééducation fonctionnelle. Dans certaines situations, une intervention chirurgicale peut être nécessaire. Lorsque les capacités locomotrices sont durablement réduites, certaines aides peuvent faciliter les déplacements : harnais de soutien, tapis antidérapants ou rampes. Des tapis de rééducation peuvent également être utilisés dans le cadre d’un programme adapté. Pour certains chiens présentant une perte importante de mobilité, des chariots roulants peuvent être envisagés après évaluation par des vétérinaires. L’objectif est d’adapter les solutions à l’état de santé et aux capacités de chaque animal afin d’améliorer son confort, son autonomie et sa qualité de vie.

Comment aider un chien qui manque de force au quotidien ?

À la maison, quelques aménagements peuvent sécuriser les déplacements. Placez des tapis antidérapants sur les sols lisses et limitez, si nécessaire, l’accès aux escaliers. Une rampe peut faciliter l’accès à la voiture ou à certains espaces. Maintenir une activité régulière reste généralement bénéfique lorsqu’elle est compatible avec l’état de santé du chien. Des promenades plus courtes et régulières, adaptées à son rythme peuvent être préférables à une activité intense et occasionnelle. Surveillez également son poids : le surpoids chez le chien augmente les contraintes exercées sur les articulations et peut compliquer les déplacements. Enfin, n’attendez pas que votre chien ne puisse plus marcher pour demander des conseils. Une modification progressive de sa démarche, de son activité ou de sa façon de se relever constitue déjà un motif de consultation en clinique vétérinaire.

Questions fréquentes

Un massage doux peut être bénéfique pour certains chiens, mais il n’est pas adapté à toutes les situations. En présence d’un traumatisme ou d’une atteinte neurologique, certaines manipulations peuvent être inappropriées. Demandez conseil à votre vétérinaire avant de mettre en place des massages réguliers.

Les exercices doivent être choisis en fonction de l’origine du problème et des capacités du chien. Marche contrôlée, exercices d’équilibre ou travail en milieu aquatique peuvent être utilisés dans certains programmes de rééducation. Ils doivent toutefois être adaptés individuellement afin de ne pas aggraver une lésion existante.

Les sols lisses peuvent accentuer l’instabilité. Installer des tapis ou des chemins antidérapants dans les zones fréquentées aide le chien à retrouver de meilleurs appuis. Il est également utile de maintenir ses griffes à une longueur adaptée et de surveiller les poils situés entre les coussinets, qui peuvent réduire l’adhérence lorsqu’ils sont trop longs. Des chaussettes antidérapantes peuvent également être utilisées si votre animal les tolère bien.

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