La calicivirose est due au virus calicivirus, mais qu'est-ce que c'est exactement ? Nos vétérinaires vous donnent toutes les informations à connaître sur ce virus pour que vous puissiez savoir quels soins vétérinaires sont nécessaires afin de préserver le bien-être et la santé de votre petit félin.
Afin de ne pas tout mélanger, voici les définitions de tous ces termes.
Tout d’abord, le calicivirus est, comme son nom l’indique, un virus. Le préfixe « calici » vient du latin calyx qui signifie calice. Comme bien des virus, les noms leurs sont attribués selon leur apparence morphologique. Le calicivirus (ou FCV pour feline calicivirus) possède ainsi des calices à sa surface, visibles au microscope (dépressions ressemblant à des coupes). Ce virus est responsable d’une maladie chez le chat appelée calicivirose.
Il s’agit de la maladie que l’on appelle classiquement « coryza » chez le chat. C’est en fait un syndrome pouvant être causé par un ou plusieurs agents pathogènes associés. Dans le cas du calicivirus, ce dernier est responsable de 40 % des cas de coryza chez le chat. Cet agent pathogène est très contagieux et il existe plusieurs variant dont la virulence varie d’un virus à l’autre. Un chat peut être atteint de calicivirose sans avoir le coryza, le coryza ou rhinotrachéite virale féline est causé par un complexe d’agents pathogènes dont le calicivirus.
Par ailleurs, le deuxième virus majoritairement rencontré dans les cas de coryza chez les chats est l’herpèsvirus félin de type 1 (FHV-1).
Il existe deux modes de transmission, direct et indirect :
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Par ailleurs, certains animaux ne montrent pas de symptômes de la maladie, ils sont asymptomatiques. Ces chat sont porteurs sainset peuvent transmettre le virus à d’autres chats.
Notons que le calicivirus est très résistant dans l’environnement, ce qui facilite la transmission et rend difficile la gestion de sa propagation.
Une fois présent dans un organisme, le calicivirus va principalement s’attaquer aux cellules des muqueuses des voies respiratoires supérieures (notamment le nez et la bouche mais aussi les yeux) d’un chat atteint. Voilà pourquoi il est notamment présent dans les sécrétions du nez, des yeux et de la bouche d’un chat infecté. Il en résulte ainsi des signes cliniques respiratoires tels que les suivants :
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Des signes d’une atteinte de l’état général peuvent également être associés (fièvre, abattement, etc.).
Comme tout virus, le calicivirus est présent là où il y a le plus de population. C’est pourquoi, le calicivirus est souvent présent dans les élevages de chats. Des tests doivent être réalisés sur les parents afin de faire reproduire des parents sains. Les chatons dorment ensemble, mangent ensemble jouent, mordillent… la transmission est donc très rapide.
Les refuges sont bien sûr les lieux dans lesquels le calicivirus est répandu puisque du fait de la surpopulation, il n’est pas toujours facile de séparer les chats.
Enfin, cette affection touche également les chats qui sortent puisque c’est en extérieur que se rencontrent des chats vaccinés et des chats non vaccinés.
Certains chats infectés deviennent des porteurs chroniques du virus, c’est-à-dire qu’ils le gardent sur le long terme. Les symptômes évoluent chez ces chats et la stomatite peut alors être associée à une gingivite, donnant une gingivo-stomatite chronique. Des ulcères de la bouche sont alors visibles, ce qui donne des difficultés au chat pour s’alimenter. Une perte d’appétit et à terme une perte de poids chez votre chat peuvent alors faire suite à ces signes cliniques qui ne sont pas forcément visibles si vous n’inspectez pas la bouche de votre chat. Le chat peut également beaucoup baver plus que la normale, on appelle cela une hypersalivation ou ptyalisme. De plus, la perte d’appétit peut également être liée à une perte d’odorat suite à un encombrement des voies respiratoires.
Par ailleurs, selon la virulence des souches de calicivirus, les plus virulents peuvent attaquer d’autres endroits de l’organisme et d’autres signes cliniques peuvent ainsi survenir comme des œdèmes (face et extrémités des pattes), une atteinte du foie (ictère), des troubles de la coagulation pouvant conduire à des hémorragies ou encore une atteinte de la peau (lésions ulcératives et croûteuses).
Dans certains cas, la maladie est si importante qu’elle peut causer le décès du chat atteint. Il est donc très important de mettre en place toutes les mesures préventives nécessaires pour protéger votre chat de ce virus.
Dès lors que votre chat, jeune ou adulte, présente les signes cliniques évoqués ci-dessus, il est nécessaire de prendre un rendez-vous vétérinaire. Nos équipes pourront alors réaliser un examen clinique complet de votre chat, notamment une inspection plus poussée de la bouche et des gencives à la recherche d’ulcères.
Par ailleurs, nos cliniques vétérinaires disposent d’un laboratoire d’analyses vétérinaires permettant de réaliser des analyses complémentaires (comme des tests PCR ou encore des écouvillonnages) afin de confirmer un diagnostic de calicivirose voire faire des analyses sanguines pour évaluer de potentielles atteintes systémiques dans les cas graves.
Il n’existe à ce jour pas de traitement spécialisé contre cette maladie, seule la prévention reste une protection efficace. Néanmoins, des soins vétérinaires sont nécessaires (nettoyage avec une solution physiologique des yeux, du nez, etc.) voire une hospitalisation dans les cas les plus importants pour mettre le chat sous perfusion afin d’assurer sa bonne hydratation et, selon le cas, faire ce que l’on appelle des nébulisations (soit des inhalations) ou encore réalimenter le chat au moyen d’une sonde alimentaire. De plus, l’administration d’antidouleurs, notamment pour contrer la douleur liée aux ulcères, d’anti-inflammatoires ainsi que d’antibiotiques peut être indiquée pour éviter les infections bactériennes secondaires.
Dans la plupart des cas, le chat peut se rétablir, surtout s’il vit seul. En revanche, dans les foyers où vivent plusieurs chats, le virus peut circuler plus longtemps.
Vous l’aurez compris, la seule prévention nécessaire pour éviter la calicivirose, et le coryza de manière générale, reste la vaccination vétérinaire.
Afin d'éviter l’apparition de formes graves et chroniques, il est recommandé de respecter les recommandations vaccinales vétérinaires pour garantir une protection pour votre chat mais aussi pour ses congénères.
La vaccination contre le calicivirus fait partie des vaccinations recommandées et ce pour tous les chats quel que soit leur mode de vie du fait de la grande contagiosité du virus et des différents modes de contamination possibles. Un chat vacciné contre le coryza sera donc protégé à la fois contre le calicivirus et contre l’herpèsvirus. On rappelle cependant que cette vaccination ne permet pas de protéger les chats contre la maladie mais bien de réduire considérablement les symptômes en cas d’atteinte et de diminuer l’excrétion virale.
Un chat vacciné peut ainsi, dans certains cas, présenter tout de même des signes cliniques en cas de contact avec le virus mais ces derniers seront bien moins graves que dans le cas où le chat ne serait pas vacciné. Ces vaccins sont disponibles dès l’âge de 6 à 8 semaines chez les chatons et le protocole sera à adapter selon plusieurs paramètres. N’hésitez pas à contacter l'une de nos cliniques vétérinaires pour plus d’informations.
Pas d’inquiétude, la calicivirose du chat n’est pas contagieuse pour l’humain ! Cependant, il se propage rapidement entre les chats. C’est pourquoi un suivi vaccinal est nécessaire et si vous constatez des symptômes chez votre animal, n’attendez pas et contactez votre vétérinaire pour qu’il lui prodigue les soins nécessaires.
Nombreux sont les symptômes de la calicivirose chez le chat : • Ulcères buccaux • Hypersalivation • Conjonctivite • Éternuements • Rhinite (avec écoulement nasal) • Fièvre • Léthargie • Perte d’appétit
Ce virus se transmet de 3 façons : par contact direct (sécrétions nasales, orales ou oculaires), par contact indirect (objets contaminés ou par les urines / déjections d’un autre chat) et par porteurs sains (ces chats n’ont pas de symptômes mais transmettent le virus à d’autres chats).