La syncope chez le chat correspond à un malaise brutal, transitoire et réversible, caractérisé par une perte de conscience soudaine. Cet épisode de syncope, souvent impressionnant pour les propriétaires de chats, est lié à une diminution passagère de l’irrigation sanguine du cerveau. Il nécessite toujours une évaluation vétérinaire, car il peut révéler une affection sous-jacente parfois grave ! Contrairement à d’autres troubles neurologiques, la récupération est rapide, sans phase de confusion prolongée. Mieux comprendre ce type de malaise permet d’agir rapidement et d’améliorer le pronostic du chat, mais aussi d’autres animaux de compagnie, comme les chiens.
La syncope est définie comme une perte de connaissance brève liée à une hypoxie cérébrale transitoire. Cette hypoxie survient lorsque le débit sanguin ou l’oxygénation du cerveau devient insuffisant pendant quelques secondes. Chez le chat, la perte de conscience est généralement soudaine, sans signe avant-coureur évident, et peut s’accompagner d’un affaissement brutal de l’animal. La récupération est rapide, ce qui permet de différencier cet événement d’un coma ou d’une crise convulsive, aussi bien chez les chats que chez le chien.
Les mécanismes responsables de ce malaise sont variés. Certaines situations sont toutefois plus fréquemment observées chez les chats adultes et âgés.
Une maladie cardiaque représente la situation la plus fréquemment rencontrée. Elle entraîne une diminution du débit sanguin cérébral. Parmi les affections souvent impliquées chez les chats, on retrouve :
-
-
-
Ces atteintes altèrent la capacité du cœur à assurer une perfusion cérébrale suffisante chez l’animal.
Des difficultés respiratoires sévères peuvent également provoquer une hypoxie cérébrale transitoire. Les affections pulmonaires, l’œdème pulmonaire ou les obstructions des voies aériennes peuvent être responsables de ce type d’épisode chez les chats, mais aussi chez certains chiens.
Certaines anomalies systémiques peuvent provoquer une baisse transitoire de l’oxygénation cérébrale :
-
-
-
Ces situations sont souvent mises en évidence par des analyses sanguines, réalisées lors d’un bilan vétérinaire.
Un épisode de syncope se manifeste typiquement par :
-
-
-
Contrairement aux crises d’épilepsie, il n’y a généralement pas de convulsions ni de salivation excessive. Le chat reprend rapidement un comportement normal, ce qui peut donner l’impression que l’événement est bénin.
Le diagnostic repose sur un examen clinique complet. Le vétérinaire évalue :
-
-
-
La mesure de la pression artérielle est une étape clé, car une hypotension peut expliquer l’épisode observé chez les chats.
Selon les résultats initiaux, le vétérinaire peut recommander :
-
-
-
-
Ces examens permettent aux vétérinaires d’identifier l’origine du malaise et d’orienter la prise en charge des animaux concernés.
La prise en charge dépend directement du mécanisme identifié.
Lorsque l’épisode est lié à une cardiomyopathie ou à un trouble du rythme, un traitement médical spécifique est instauré afin d’améliorer la perfusion cérébrale et de limiter les récidives chez le chat.
Si une origine métabolique ou respiratoire est identifiée, la prise en charge vise à corriger l’anomalie (supplémentation, oxygénothérapie, traitement de la maladie sous-jacente). Un suivi vétérinaire régulier est indispensable.
Le pronostic dépend entièrement de l’origine du malaise. Certaines affections peuvent être bien contrôlées, tandis que d’autres présentent une évolution plus réservée. Une prise en charge précoce permet toutefois de réduire la fréquence des épisodes et d’améliorer la qualité de vie du chat, comme chez d’autres animaux.
En cas de syncope :
-
-
-
Un tel épisode ne doit jamais être banalisé, chez les chats comme chez le chien.
Non. Elle correspond à une perte de conscience liée à une baisse d’oxygénation cérébrale transitoire, contrairement à l’épilepsie qui est liée à une activité électrique anormale du cerveau.
Oui. Sans prise en charge adaptée, ces épisodes peuvent se répéter, notamment chez les chats présentant une affection cardiovasculaire.
Non. Bien qu’il soit fréquent chez les chats, ce phénomène peut également être observé chez le chien et plus largement chez les animaux de compagnie.