L’atrophie progressive chez le chien, plus précisément appelée atrophie progressive de la rétine ou atrophie rétinienne progressive, est une maladie oculaire héréditaire conduisant à une dégénérescence progressive des cellules de la rétine. Cette affection entraîne une perte de la vision irréversible, évoluant lentement vers une cécité complète. Souvent silencieuse à ses débuts, cette maladie peut passer inaperçue pendant plusieurs mois, voire plusieurs années. Mieux comprendre son fonctionnement, ses signes cliniques et ses implications permet d’accompagner au mieux le chien atteint et d’adapter son environnement.
L’atrophie progressive de la rétine est une affection dégénérative touchant la rétine, structure essentielle de l’œil responsable de la perception visuelle. Elle concerne principalement les photorécepteurs, cellules spécialisées appelées bâtonnets et cônes.
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L’atrophie rétinienne progressive est une maladie d’origine génétique. Elle est transmise selon différents modes héréditaires (autosomique récessif, dominant ou lié au sexe), variables selon les races de chiens concernées. Un chien peut être porteur sain sans présenter de signes cliniques, tout en transmettant la mutation à sa descendance. C’est pourquoi le dépistage génétique joue un rôle majeur en élevage.
De nombreuses races sont prédisposées à cette affection. Parmi les races de chiens les plus fréquemment touchées, on retrouve notamment :
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Les formes et l’âge d’apparition peuvent varier selon la race. Chez certains chiens, les premiers signes apparaissent dès le jeune âge, tandis que chez d’autres, la maladie se déclare plus tardivement.
Les signes évoluent lentement et de manière progressive, ce qui rend le diagnostic parfois tardif.
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Ces signes sont liés à l’atteinte précoce de la vision nocturne.
La dégénérescence rétinienne progresse avec le temps :
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À terme, la maladie conduit à une cécité complète, généralement bilatérale.
Le diagnostic repose sur un examen ophtalmologique approfondi réalisé par un vétérinaire, souvent complété par un examen spécialisé.
L’observation du fond d’œil permet de visualiser :
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À l’heure actuelle, il n’existe aucun traitement curatif permettant de stopper ou d’inverser l’atrophie progressive de la rétine chez le chien.
La thérapie génique fait l’objet de nombreuses recherches prometteuses. Certaines avancées expérimentales ont montré des résultats encourageants dans des formes spécifiques et rares de la maladie, mais ces traitements ne sont pas encore disponibles en pratique courante vétérinaire.
Même sans traitement curatif, la qualité de vie d’un chien aveugle peut rester excellente grâce à :
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Les chiens s’adaptent généralement très bien à la cécité lorsqu’elle s’installe progressivement.
Un chien atteint d’atrophie rétinienne progressive n’est pas douloureux et conserve longtemps une bonne qualité de vie. Il est essentiel de :
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L’accompagnement du propriétaire est un élément clé du bien-être de l’animal.
La prévention repose essentiellement sur le dépistage génétique et la gestion raisonnée de la reproduction chez les races à risque. Les clubs de race recommandent souvent des tests avant toute reproduction.
Non. Cette maladie n’entraîne pas de douleur oculaire. Le chien perd progressivement la vision, mais sans souffrance physique.
Oui. Les chiens compensent très efficacement la perte de la vision grâce à leurs autres sens. Avec un environnement adapté, leur qualité de vie reste excellente.
On ne peut pas prévenir son apparition chez un chien porteur, mais le dépistage génétique permet de limiter la transmission de la maladie au sein des races concernées.